Loiret21

Glossaire

Agenda 21

Adopté par les pays signataires de la Déclaration de Rio de Janeiro en Juin 1992 lors du deuxième sommet de la Terre organisé sous l’égide des Nations unies, l'Agenda 21 est un programme d'actions pour le vingt-et-unième siècle destinées à traduire dans les faits les principes et visées du développement durable : la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, la production de biens et de services durables, la protection de l'environnement.

Les villes et autres collectivités territoriales locales notamment sont considérées comme des acteurs privilégiés dans la mise en œuvre des politiques d’aménagement, elles construisent, exploitent et entretiennent les infrastructures économiques, sociales et environnementales, elles surveillent les processus de planification, fixent les orientations et la réglementation locale en matière d’environnement, elles apportent leur concours à l’application des politiques de l’environnement : elles jouent, au niveau administratif le plus proche de la population, un rôle essentiel dans l’éducation, la mobilisation et la prise en compte des besoins du public, et sont invitées par ce moyen à s'approprier et à pratiquer des politiques qui tendent à satisfaire les besoins des générations actuelles sans hypothéquer, pour le moins, la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.

Biodiversité

La diversité biologique recouvre la variabilité des organismes vivants de toutes origines. Cette biodiversité s’exprime à travers la diversité des écosystèmes, la variété des espèces qu’ils renferment, et la variabilité des individus qui les composent.

Biosphère

La biosphère correspond à la fine pellicule de vie à la surface de la Terre, entre lithosphère, hydrosphère et atmosphère. Ce terme regroupe toutes les formes de vies, animales, végétales et microbiennes, ainsi que les éléments indispensables à leur survie tels que l’eau, l’air, la lumière ou les sols.

Changement climatique

Le changement climatique désigne l’évolution des paramètres du climat, attribuée directement ou indirectement aux activités humaines, à l’origine d’une modification de la composition de l'atmosphère globale, qui vient s'ajouter à la variabilité naturelle du climat (liée à des processus intrinsèques ou à des influences extérieures) observée au cours de périodes comparables.

Le réchauffement de l’atmosphère sous l’effet de l’accumulation de gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone issu de la combustion d’énergies fossiles, entraîne notamment l’augmentation du niveau des océans par fonte des glaces et dilatation des masses d’eau, ou encore des déséquilibres climatiques perceptibles au travers de la multiplication des phénomènes météorologiques violents.

Démocratie participative

Les instances représentatives visent à favoriser la participation du public au travers de la démocratie participative. Différents modes d’association directe des citoyens aux processus décisionnels permettent ainsi au public de devenir partie prenante :

  • information : action de donner (unilatéralement) des renseignements (à sens unique) ;
  • consultation : action de solliciter un avis (que l’organisation est libre de respecter ou non) ;
  • concertation : action d'échanger des avis vers la recherche d’un compromis (ou consensus) ;
  • dialogue : action d'échanger des points de vue et propositions ;
  • implication : action de s'engager dans un processus ou d'y engager sa responsabilité ;
  • participation : action de s'associer activement à un processus ;
  • appropriation : action de faire sien et de s'emparer en tant que partie prenante ;
  • adhésion : action de s'allier et de partager totalement les objectifs.
Développement durable

Le développement durable (ou soutenable) répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs : cette notion mise à l’honneur dans le rapport Bruntland a été consacrée en 1992 lors du Sommet de la Terre organisé à Rio sous l’égide des Nations Unies.

Ce terme exprime à l’origine un compromis entre trois contradictions fondamentales :

  • entre les besoins des générations actuelles et ceux des générations futures (équité intergénérationnelle) ;
  • entre les pays industrialisés du Nord et les pays en développement du Sud (équité internationale) ;
  • entre la satisfaction des besoins des êtres humains et la préservation des écosystèmes (viabilité écologique).

Ce terme doit être compris comme un développement simultanément :

  • vivable pour les écosystèmes, donc sobre en ressources naturelles et aussi « propre » que possible ;
  • viable, autosuffisant à long terme, c’est-à-dire fondé sur des ressources renouvelables et autorisant une croissance économique riche en emplois, notamment là où les besoins essentiels ne sont pas couverts ;
  • équitable pour les individus et les collectivités, donc orienté vers la cohésion sociale et l’accès pour tous à une haute qualité de vie.

L'article L 110 du Code de l'Environnement définit le développement durable de la manière suivante : « Les espaces, ressources et milieux naturels, les sites et paysages, la qualité de l'air, les espèces animales et végétales, la diversité et les équilibres biologiques auxquels ils participent font partie du patrimoine commun de la nation. Leur protection, leur mise en valeur, leur restauration, leur remise en état et leur gestion sont d'intérêt général et concourent à l'objectif de développement durable qui vise à satisfaire les besoins de développement et la santé des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

L’article 6 de la Charte de l’Environnement en préambule de la Constitution rappelle les principes essentiels sur lesquels repose le développement durable : « Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. À cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social ».

Écosystème

Unité fonctionnelle de base en écologie, l’écosystème désigne le complexe dynamique formé par l’association de deux composantes en constante interaction :
- une communauté d’organismes vivants caractéristiques, la biocénose ;
- un environnement physico-chimique, géologique et climatique, le biotope.

L’écosystème comprend ainsi l’ensemble des échanges de matière et d’énergie développés entre les différents organismes vivants entre eux, mais aussi entre ces organismes et leur environnement.

Empreinte écologique

L’empreinte écologique équivaut à la mesure de la superficie biologiquement productive de terre et d’eau dont un individu (une ville, un pays, une région, l’humanité) a besoin pour produire les ressources qu’il consomme et absorber les déchets qu’il génère, en utilisant les technologies et les systèmes de gestion des ressources en vigueur.

D’après cet indicateur de mesure de la pression qu’exerce l’humanité sur son environnement, le développement durable doit permettre de maintenir d’une génération à l’autre le stock de capital naturel adéquat dont hérite un individu, selon le principe : « la Terre n’est pas un don de nos parents : ce sont nos enfants qui nous la prêtent ».

Énergie renouvelable

Par opposition aux énergies fossiles (issues de la combustion de gisements carbonés tels que le pétrole, le gaz ou le charbon) ou nucléaires (provenant de la fission d’atomes d’uranium), dépendantes d’un stock fini non-reproductible, les énergies renouvelables constituent des sources d’énergie dont la vitesse d’exploitation reste compatible avec la régénération de la ressource.

Fournies par le solaire, l’éolien, l’hydraulique, la géothermie ou la biomasse, ces sources d’énergie se renouvellent naturellement après consommation : inépuisables à l’échelle des temps humains, ces ressources peuvent être considérées comme infinies.

Environnement

L’environnement englobe le milieu dans lequel fonctionne un organisme -incluant l’air, l’eau, la terre, les ressources naturelles, la flore, la faune, les êtres humains- et leurs interrelations : autrement dit, ce terme désigne l’ensemble des agents physiques, chimiques, biologiques et des facteurs sociaux susceptibles d'avoir un effet direct ou indirect immédiat ou à terme sur les êtres vivants et les activités humaines.

Défini dans le dictionnaire comme « ce qui est autour, voisinage, contexte », l'environnement tend à être perçu de façon différente par les administrations, qui en privilégient souvent l'aspect technique (eau, air, déchets, nuisances, écosystèmes) et par les citoyens, pour qui ce mot signifie « cadre de vie » (pour les cadres et professions libérales), « ville, circulation » (pour les artisans et les commerçants), « nature » (pour les employés), « pollution » (pour les industriels) ou « voisinage » (pour les agriculteurs).

Gouvernance

Art ou manière de gouverner qui vise un développement économique, social et institutionnel durable, en maintenant un sain équilibre entre l'État, la société civile et le marché économique, la gouvernance peut être considérée comme l’exercice de l’autorité économique, politique et administrative en vue de gérer les affaires d’un territoire à tous les niveaux. Elle englobe les mécanismes, les processus et les institutions par le biais desquels les citoyens et les groupes expriment leurs intérêts, exercent leurs droits juridiques, assument leurs obligations et auxquels ils s’adressent en vue de régler leurs différends.

Combinaison de démocratie élective, de participation des citoyens et d’approches rationnelles de la décision basée sur des indicateurs et des évaluations, la gouvernance implique une nouvelle philosophie de l'action publique qui consiste à faire du citoyen un acteur important du développement de son territoire.

Caractérisée notamment par la participation, la transparence, la responsabilité, l’équité et l’efficacité, une bonne gouvernance assure la primauté du droit et le respect des valeurs démocratiques dans la conduite des affaires et des politiques, et veille à ce que les priorités politiques, sociales et économiques soient fondées sur un large consensus de la société et à ce que les voix des plus démunis et des plus vulnérables puissent se faire entendre dans le cadre des prises de décisions relatives à l’allocation des ressources nécessaires au développement.

Dans le contexte du développement durable, la gouvernance est considérée comme un processus de décision collectif n'imposant pas systématiquement une situation d'autorité. En effet, dans un système complexe et incertain, pour lequel les différents enjeux sont liés, aucun des acteurs ne dispose de toute l'information et de toute l'autorité pour mener à bien une stratégie d'ensemble inscrite dans le long terme ; cette stratégie ne peut donc émerger que d'une coopération entre les institutions et les différentes parties intéressées, dans laquelle chacune exerce pleinement ses responsabilités et ses compétences.

Transversalité

La transversalité vise la cohérence entre elles d’approches sectorielles, en favorisant le lien horizontal entre différents domaines. Cette démarche implique l’approche interdisciplinaire d’un objet complexe, pour atteindre une complémentarité par les apports et interactions de plusieurs spécialités dépassant la simple juxtaposition de points de vue.